ÉTHIOPIE

EN BREF
Nom officiel : République démocratique fédérale de l’Éthiopie
Chef de l'État : président Girma Woldegiorgis
Prochaines élections : 2013
Capitale : Addis Ababa
Population : 83 millions (UN, 2009)
Indépendance : Jamais colonisé
Indice du développement humain : 171e pays sur 182 (UN, 2009)
Indice de l’inégalité des sexes : 122e pays sur 134 (Forum économique mondial, 2009)
Revenu national brut par habitant : 280 $US (Banque mondiale, 2009)

Renforcement du système de justice pénale de l’Éthiopie

État : Actif
Organisation Locale : Ministère éthiopien de la Justice
Experts canadiens : Yvon Dandurand, Eileen Skinnider, Vivien Chin, Alisson MacPhail, Marion Paruk et Terry Waterhouse, le International Centre for Criminal Law Reform and Criminal Justice Policy (ICCLR) de Vancouver
Documents d'information : L’administration de la justice pénale par Yvon Dandurand et son équipe (disponible en anglais seulement)


Des responsables de Déploiements pour le développement démocratique ont travaillé en étroite collaboration avec le ministre de la Justice de l’Éthiopie pour réviser les politiques et procédures de ce pays en matière criminelle, notamment le règlement extrajudiciaire des différends sensible à la spécificité des sexes, en vue d’améliorer le fonctionnement du système judiciaire. L’expert en justice criminelle Yvon Dandurand et des associés du ICCLR ont formulé des recommandations quant à une nouvelle politique nationale sur la prévention du crime et sur la justice pénale, en appui aux réformes visant à rendre le système de justice pénale plus accessible, transparent et équitable pour tous les Éthiopiens. La nouvelle politique est une étape préliminaire sur la voie de réformes d’ensemble du Code de procédure pénale du pays. En effet, la révision du Code en dépend.

À la lumière de la constitution de l’Éthiopie et des obligations du gouvernement en vertu du droit international, les experts juridiques canadiens ont établi les normes internationales pertinentes et les meilleures pratiques et fourni un sommaire de l’expérience canadienne. Ils ont mené des consultations exhaustives avec toutes les parties intéressées, y compris le ministère de la Justice, les procureurs, la police, l’administration des prisons et le système judiciaire, en vue d’améliorer les relations entre ces intervenants et à définir les réformes prioritaires sur lesquelles ils peuvent tous s’entendre.

Suite à l’approbation du projet de réforme, les experts canadiens ont procédé à une analyse plus poussée des conditions d’une intervention législative et d’un plan provisoire de mise en oeuvre. Ils ont également cerné l’impact éventuel de l’administration de la justice pénale sur les femmes, les jeunes délinquants et les segments vulnérables de la population. Ils ont produit une ébauche de modèle organisationnel à l’intention du Ministère. Pour faciliter la révision de la politique et les ateliers, 27 notes documentaires ont été rédigées, toujours à l’intention du Ministère.

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« Étant parvenu, par le biais de l’initiative DDD, à répondre rapidement au besoin urgent de conseils et de soutien exprimé par le gouvernement de l’Éthiopie, cela a été un geste important en terme de soutien au mouvement local pour la réforme de la justice pénale. Cela est certainement survenu à un moment absolument crucial pour l’Éthiopie. » Yvon Dandurand

(g.)Emebet Kebede (ACDI-ECCO) et Legese Alemu, coordonnatrice du projet, ministère de la Justice de l’Éthiopie, et l’expert canadien Yvon Dandurand.