HONDURAS
EN BREF
Nom officiel : République du Honduras
Chef de l'État : Président Porfirio Lobo Sosa
Prochaines élections : 2013
Capitale : Tegucigalpa
Population : 7,46 millions (UN, 2009)
Indépendance : 1821 de l’Espagne
Indice de développement humain : 112e pays sur 182 (UN, 2009)
Indice de l’inégalité des sexes : 62e pays sur 134 (Forum économique mondial, 2009)
Revenu national brut par habitant : 740 $US (Banque mondiale, 2009)
Établissement d’une commission sur la vérité au Honduras
État : Actif
Organisation Locale : Gouvernement du Honduras, Secrétariat de la commission sur la vérité
Expert canadien : Michael Kergin
Article : Au-delà des frontières - Établissement d’une commission de la vérité au Honduras, présenté dans le magazine management secteur public en 2011
Le 28 juin 2009, le président Zelaya du Honduras a été renversé par un coup d’État et exilé sur ordre de la Cour suprême. Des allégations de violation des droits humains, y compris d’assassinats politiques, ont été soulevées avant et après le coup d’État, de même que des différends au sujet de la révision constitutionnelle.
Le Canada a été très actif pour aider le Honduras à négocier une solution pacifique au conflit interne et s’est offert à assister ce pays dans ses efforts de réconciliation nationale et de restauration de la démocratie. Le président Porfirio Lobo, élu en novembre, a établi une commission sur la vérité pour contribuer au processus de réconciliation nationale et a nommé l’ancien vice-président du Guatemala, Eduardo Stein, comme coordonnateur de la commission. Quatre commissaires, deux Honduriens et deux membres de la communauté internationale, ont été désignés pour exécuter le mandat de la commission et participer à la rédaction d’un rapport. Grâce à l’initiative Déploiements pour le développement démocratique, Michael Kergin, ancien ambassadeur canadien aux États-Unis, agit à titre de commissaire international. Officiellement instituée le 4 mai 2010, la commission sur la vérité doit examiner les nombreuses accusations de violations des droits de la personne qui ont eu lieu avant et après le coup d’État de juin 2009. Elle doit établir les bases d’une réconciliation en permettant aux parties en cause d’exposer leur point de vue et les leçons apprises pour consolider la démocratie au Honduras, tout en réduisant la possibilité d’une récurrence des désordres. La commission a pour mandat de faire rapport dans neuf mois et de compléter ses travaux dans environ un an.